|
Création 2003 / Tout public / Durée : 1 heure
Danse, théâtre, vidéo, cinéma d'animation et création lumière en direct.
De
l'eau qui va, du temps qui passe,
des fleurs qui se dispersent,
lequel voudrait m'entendre,
si je lui disais d'attendre ?
Anonyme japonais
Fin XIè siècle |
|
 |
LE PARADOXE
J'aime le paradoxe du temps…
J'aime la distorsion entre notre perception de la réalité…
un temps qui n'en finit jamais de passer… et nos imaginations…
un temps flexible et changeant… l'attente, la nostalgie, le
suspense, l'espoir, le temps figé, le rêve, le souvenir,
le flash back, le temps suspendu… Autant d'imaginations qui
semblent changer le cours de la réalité temporelle…
J'aime à penser que la scène peut devenir une extrapolation
de ce paradoxe temporel… Une scène miroir de l'âme.
Si demain... sera ce miroir, par la confrontation entre la réalité
des hommes et des femmes créateurs et l'utilisation des nouvelles
technologies du son et de l'image.
Julie Serpinet
UNE CREATION INTERNATIONALE
Si demain... est une pièce
qui réunit sur scène 4 danseurs-acteurs, 3 vidéastes-cinéastes
d'animation, 1 musicien électronique et 1 créateur
lumière… Une équipe internationale (Autriche,
France, Italie, Québec, Royaume Uni) au service du temps.
Si demain... donne à voir le temps… ou plutôt
les temps de chacun et de tous. C’est un miroir… Le
miroir du rêve, de la nostalgie, du souvenir, de l'attente
et de l'espérance.
Si demain... est un spectacle pour tous, à la croisée
des arts : théâtre, danse, vidéo et cinéma
d’animation en direct, musique électronique en direct
et création lumière
UNE NOUVELLE TECHNIQUE DE CINEMA D’ANIMATION
LA PIXILLATION INSTANTANEE
C'est Norman Mac Laren qui, le premier,
nomme pixillation la technique consistant à photographier
image par image des personnages ou des objets dont les déplacements
sont entièrement sous le contrôle du cinéaste.
Pour Si demain... notre résidence à Montréal
a permis à Sylvain Vincendeau de développer une technique
utilisant les nouvelles technologies pour prolonger la technique
de Norman Mac Laren, afin de l'utiliser en direct, dans la spontanéité
et l'interactivité nécessaire au spectacle vivant
: la pixillation instantanée.
Pour ceci des caméras numériques captent le mouvement
des danseurs en direct. Ensuite, le travail des 3 cinéastes
d'animation se rapproche de celui de D.J. de l'image. Ils doivent
en effet recomposer de nouveaux mouvements sur ordinateur à
partir de la matière première prélevée.
Grâce à un logiciel spécifiquement développé
pour l'animation et à des vidéo-projecteurs, les mouvements
nouveaux sont diffusés en parallèle aux mouvements
réels des danseurs sur scène… Grâce à
cette technique, il suffit de choisir des images d'une danseuse
en l'air et de les monter de telle sorte que la danseuse paraisse
suspendue pour que l'on est l'illusion que la gravité n'existe
plus…
Ainsi, on renverse le rôle du cinéaste : si dans la
pixillation classique, le comédien est dirigé par
le réalisateur, dans cette technique de pixillation instantanée,
c'est le cinéaste qui doit prélever les images en
fonctions des futurs films et les retravailler pour en faire naître
toute la fantaisie. Bref l'intérêt de cette technique
se trouve dans la confrontation du passage du temps pour les uns
et les autres arts mis en jeu, troublant ainsi la perception temporelle
habituelle du public.
UNE TOURNEE EUROPEENNE EN 2003
Après trois mois de recherche
en résidence à Montréal en 2002, la compagnie
Songes en France et Tanzufer en Autriche se consacrent à
la production et à la création de Si demain...
Si demain... tourne en France en avril 2003. Puis la pièce
part en Europe notamment en Autriche en mai 2003dans le Vorarlberg.
Si demain... est également au Forum Européen de la
Jeune Création la première semaine de juillet à
Graz en Autriche, ville européenne de la Culture 2003.
|