Sylvain Vincendeau
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Après trois ans de formation à l’école Emile Cohl en dessin et en animation, Sylvain Vincendeau rentre, en 1989 au studio Folimage-Valence-Production comme animateur pour la série Le bonheur de la vie I et II. Depuis, il collabore sur les différentes productions du studio, en tant qu’animateur, layout man et storyboarder. Il développe également son propre travail d’auteur réalisateur.

En 1991-92 il réalise les lay-out et l’animation de certains épisodes de la série Mine de rien. Il participe en 1992, en tant que co-animateur de l’équipe française, au premier marathon est-ouest des jeunes créateurs en dessins animés. Le but de ce marathon est de réaliser un film de trente secondes en une semaine sur une musique donnée.

Entre 1993 et 1995, il réalise son premier court métrage intitulé Paroles en l’air dont l’univers est proche de ceux de Charles Trénet, Jacques Prévert et Paul Grimault. Le film est nominé au cartoon d’or en 1997.

De 1996 à 1997, il est animateur, lay out man et storyboarder sur la série Ma petite planète chérie, série éducative sur l’environnement. Dans la continuité, il anime le facteur Grand Jacques du conte de noël L’enfant au grelot, donne vie au jardinier du spécial T.V Patate et le jardin potager et à la tortue du long métrage La prophétie des Grenouilles.

En 1997, Sylvain Vincendeau rencontre Julie Serpinet, directrice artistique de la compagnie Songes, avec qui il collabore sur Songe au ciel, projet alliant danse et cinéma d’animation sur scène. Il réalise à cette occasion le court métrage Songe au ciel pour le spectacle, projeté derrière la danse par bribes à la manière du souvenir.

Sylvain Vincendeau termine en 2004 la réalisation de son troisième court métrage intitulé La tête dans les étoiles soutenu par la région Rhône-Alpes, Arte et Caran d’ache. Ce film a obtenu le prix du festival d’Annecy 1998, concours de projets et il est présenté dans de nombreux festivals internationaux.

En parallèle à ces créations ‘classiques’, il participe en 2000 à la pièce jeune public de la compagnie Songes, intitulée Goutte à goutte. Il intervient sur scène pour faire naître en direct un film d’animation sous les yeux des spectateurs, en utilisant la technique de pellicule grattée. Le film intitulé est à chaque fois similaire dans la thématique et différent dans les choix de dessins et de mouvements réalisés dans l’instant.

En 2002, Sylvain bénéficie d’un programme de résidence des Pépinières Européennes pour Jeunes Artistes à Montréal, soutenue par le Conseil des Arts et des Lettres du Québec, la Ville de Montréal, l’Office Franco-Québecois pour la Jeunesse et de nombreux autres partenaires. En 2003, il est conviée à participer au Forum Européen de la Jeune Création à Graz, ville européenne de la culture.

Sylvain travaille également en 2002-2003 avec la compagnie Songes sur l’utilisation des caméras numériques et des nouvelles technologies pour créer en direct une animation, en utilisant les corps des danseurs comme matière première de l'image... Trente minutes à peu près puis Si Demain… voient ainsi le jour...

En 2004, Sylvain est l’auteur graphique du Défilé de la Biennale de la Danse de Lyon pour la compagnie Songes. En 2005, il travaille sur une nouvelle forme d’alliance entre cinéma d’animation et spectacle pour la compagnie Songes pour le spectacle Au fil des jours…

Sylvain Vincendeau développe un projet à plus long terme qui lui tient à cœur depuis déjà quelques années : une adaptation de l’œuvre de Chrétien de Troyes en un moyen métrage d’animation intitulé Le chevalier au lion. Il est réalisateur et co-scénariste de ce film d’animation qui est produit par France 3 et Folimage-Valence-Production et a déjà reçu le soutien du programme Média de l’Union Européenne ainsi que le Grand Prix du Marché International du Film d’Animation d’Annecy.